PQR alsacienne : sur la fusion DNA-L’Alsace

Une interview sur France Bleu Alsace le 29 juin 2017 sur le « rapprochement rédactionnel » entre l’Alsace et les DNA.

DNA Alsace France Bleue

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-de-8h10/alsace/l-invite-de-la-redaction-8h10-80

L’Azubi-Bacpro. Retour sur une expérience de coopération transfrontalière dans le domaine de la formation

Un nouveau « dfi compact », la publication du deutsch-französisches Institut, vient de sortir. Il est consacré à l’Azubi-Bacpro, un dispositif propre à l’Alsace qui encourage la mobilité frontalière des jeunes en lycée professionnel.

Permettant d’étudier en France et de faire une partie de ses stages en Allemagne. « Azubi-Bacpro » est une initiative régionale de l’Education nationale française et du Kultusministerium du Bade-Wurtemberg qui contribue à la mise en place d’un marché d’emploi transfrontalier.
Cette initiative conjugue un enseignement renforcé de la langue du voisin et des compétences interculturelles, les « bonnes pratiques » des échanges scolaires ainsi que des périodes de formation en entreprise dans le pays voisin. L’ensemble du dispositif a été pensé de façon à s’approprier de manière constructive la réalité de la formation professionnelle des deux côtés du Rhin.

Couverture AZBPAprès deux ans passés à conseiller et soutenir les acteurs du terrain, les deux auteurs (Vincent Goulet, chercheur associé à SAGE – Université de Strasbourg et Stefan Seidendorf, directeur adjoint de l’Institut franco-allemand) ont pu mieux comprendre les forces et faiblesses du projet Azubi-Bacpro, mais également quelques particularités de la coopération franco-allemande quand elle cherche à réaliser des « biens collectifs » concrets. À travers la mise en perspective et l’analyse des expériences quotidiennes, ce document cherche aussi à mettre en évidence les jeux parfois contradictoires des acteurs et à proposer des pistes pour renforcer et développer cette initiative transfrontalière prometteuse.

Ce court ouvrage est publié avec le soutien de la Fondation Entente Franco-Allemande (FEFA), qui est partenaire du projet « Azubi-Bacpro » depuis ses débuts. On peut se le procurer auprès du dfi ou de la FEFA, comme dans toutes les bonnes librairies.

Voir le compte rendu des DNA du 29 juin 2017

et celui d’Eurojournalist du 6 juillet 2017.

 

 

Entretien avec les Territoires de la Mémoire

S’arrêter sur la question de la réception des médias, c’est tenter de comprendre comment le message d’un émetteur est reçu et utilisé par le récepteur qu’il cherche à atteindre… ou comment il ne l’est pas. Le livre de Vincent Goulet, Médias : le peuple n’est pas condamné à TF1, propose une analyse des usages médiatiques par les classes populaires. En somme, les médias engagés à gauche semblent complètement passer à côté des catégories sociales dont ils prétendent défendre les intérêts.

Comment expliquer cet écart ? Constats et propositions pour repenser les médias comme levier possible d’une certaine émancipation… tout en restant populaires.

Entretien avec Gaëlle Henrard publié dans le n° 79 de Aide-Mémoire

http://www.territoires-memoire.be/am/161-aide-memoire-79/1370-medias-et-reception-par-les-classes-populaires-entretien-avec-vincent-goulet

usage et mesusage des médias

Dispositions et aspirations des étudiants et apprentis suivant une formation transfrontalière en Alsace

De nombreuses entreprises suisses et allemandes du Rhin supérieur déclarent faire face à une pénurie de main d’oeuvre, tandis que le taux de chômage des jeunes Alsaciens reste élevé. La généralisation des formations transfrontalières et interculturelles peut-elle favoriser le développement d’un marché de l’emploi rhénan plus équilibré ?

Ci-dessous et ici en pdf, le résumé du rapport remis en décembre 2015 au Centre de Compétences Transfrontalières NovaTris de l’Université de Haute Alsace.

Les résultats complets de l’étude sont disponibles auprès de l’auteur : vgoulet@unistra.fr.

En Alsace, le nombre de travailleurs frontaliers diminue depuis 2000, en particulier vers l’Allemagne. La population des « navetteurs » vieillit et les jeunes générations manifestent une faible propension à se projeter de l’autre côté des frontières, alors que de nombreuses entreprises badoises ou suisses déclarent devoir faire face à une pénurie de main d’œuvre.

Forme particulière de migration, le travail frontalier reste une épreuve dans les trajectoires personnelles, une situation de confrontation avec l’altérité où l’individu se sent fragilisé par la faible maitrise des codes linguistiques, sociaux et culturels. Parmi les efforts des pouvoirs publics pour encourager le travail transfrontalier des Alsaciens, la formation initiale occupe une place toute particulière, avec la mise en place de cursus bi- ou trinationaux où les apprenants se déplacent en Allemagne et/ou en Suisse pour y suivre une part significative de leur formation.

Ces cursus prennent la forme de formations universitaires, qui se déroulent dans deux ou trois établissements supérieurs du Rhin supérieur et sont sanctionnées par autant de diplômes nationaux, ou celle d’un apprentissage transfrontalier (infra-bac ou post-bac), qui permet aux jeunes de suivre la formation « théorique » dans un pays et de conclure un contrat d’apprentissage en entreprise de « l’autre côté de la frontière ».

Nb Apprentis transfront oref p6

Source : Oref-Alsace, nov. 2015

 

Le nombre d’apprenants concernés par ces formations est encore limité (en 2014, une centaine d’individus sont entrés ou sortis de chacun de ces dispositifs). L’un des enjeux des années à venir est d’étendre ces formations à un plus grand nombre pour espérer obtenir un effet d’entrainement au niveau du marché de l’emploi rhénan.

 

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Vies quotidiennes et constructions politiques dans les régions frontalières

Comment se constituent les régions transfrontalières et comment se caractérisent-elles ? C’est l’objet de ce livre collectif qui prend pour exemple la Grande Région SaarLorLux.

Dirigé par Christian Wille, chercheur à l’université du Luxembourg, cet ouvrage aborde toute une série de domaines : les questions économiques (dont celle du marché de l’emploi), la construction politique et institutionnelle, la façon dont les pratiques quotidiennes mais aussi les médias et la culture créent des espaces et des identités.

 buchpraesentation_lebenswirklichkeiten_und_politische_konstruktionen_in_grenzregionen_das_beispiel_der_grossregion_saarlorlux_wirtschaft_poli_mediumLebenswirklichkeiten und politische Konstruktionen in Grenzregionen. Das Beispiel der Großregion SaarLorLux: Wirtschaft – Politik – Alltag – Kultur

Auteurs : Rachid Belkacem, Elisabeth Boesen, Franz Clément, Hans Peter Dörrenbächer, Estelle Evrard, Vincent Goulet, Gaëlle Crenn, Malte Helfer, Elena Kreutzer, Eva Mendgen, Birte Nienaber, Isabelle Pigeron-Piroth, Gregor Schnuer, Gundula Scholz, Antje Schönwald, Christian Schulz, Monika Sonntag, Christoph Vatter, Christian Wille.

Transcript-Verlag, Bielefeld, 2015.

Les chapitres de l’ouvrage sont en français ou en allemand.

Vous trouverez prochainement sur ce site un compte rendu de ce livre.

Que sont les classes populaires devenues ?

Compte-rendu de Sociologie des classes populaires contemporaines, Siblot Y., Cartier M., Coutant I., Masclet O. et Renahy N., Armand Colin, 2015.

Quels ont été les effets des transformations de l’appareil de production, des politiques étatiques, mais aussi des changements culturels et démographiques sur les milieux populaires, leurs modes de vie et leurs perceptions d’eux-mêmes ? Paru au début de l’année 2015, cet ouvrage collectif de type universitaire, dense, rigoureux et très bien documenté, fait une précieuse mise au point sur les classes populaires. S’appuyant sur des enquêtes récentes, il dresse le portrait de la « France d’en bas » dont les styles de vie se sont diversifiés depuis que la classe ouvrière a perdu de sa centralité. Au fil de la lecture se posent les questions centrales de l’existence d’une ou plusieurs classes populaires « en soi » (les « classes sur le papier[1] » ou « objectives ») et de leurs possibilités de constitution en « classes pour soi » (« classes subjectives », dotées d’une « conscience de classe »). Malgré une « condition laborieuse » partagée, la disparité du prolétariat invite à rechercher, aux côtés de celui de « classe », d’autres concepts pour penser les rapports sociaux (en particuliers ceux de domination) qui structurent les milieux populaires.

Il n’est pas possible de résumer en quelques lignes cet important travail de synthèse. L’ouvrage est original. Un tel portrait sociologique, presque exhaustif, des classes populaires n’avait curieusement jamais été publié en France. Il se présente aussi comme une mise à jour des connaissances scientifiques sur le « bas de l’échelle sociale ». L’approche historique des classes populaires et de la façon dont elles ont été politiquement et scientifiquement construites est une grande qualité de l’ouvrage en même temps que sa principale limite : toujours soucieux de s’inscrire dans une discussion sociologique au long court sur leur objet, les auteurs peinent parfois à affirmer les ruptures qui ont récemment marqués les milieux populaires et à proposer de nouveaux modèles d’analyse. Dit de manière plus directe, l’appareil théorique sous-jacent à l’ouvrage pour rendre compte des milieux populaires reste la conception marxiste des classes sociales tandis que la plupart des études présentées suggèrent une fragmentation du monde des ouvriers et employés, une diversification des conduites et des aspirations, et surtout l’absence d’une conscience commune. La lecture de l’ouvrage n’en est que plus stimulante, dans la mesure où les limites du modèle explicatif marxiste sont cernées de très près.

 

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Les jeunes du sud de l’Alsace face à la mobilité professionnelle transfrontalière

« Schwellenangst » (peur du seuil) devant le monde du travail, méconnaissance du marché de l’emploi en Allemagne, attirance pour les haut-salaires suisses… La langue n’est pas le seul obstacle de l’emploi des jeunes alsaciens de l’autre côté du Rhin. L’étude réalisée par Vincent Goulet (SAGE – Université de Strasbourg) ouvre des pistes pour faciliter l’emploi des jeunes dans le Rhin Supérieur.

Carte seule flux frontaliers jeunesCette recherche se penche sur les freins et les leviers de la mobilité transfrontalière chez les jeunes Alsaciens, en abordant des questions comme l’attractivité des régions limitrophes, leur niveau de qualification, la barrière de la langue, la méconnaissance de l’offre d’emploi de l’autre côté de la frontière, mais aussi les questions d’ordre logistique (distance et accès entre lieu de résidence et travail, etc.).

A partir de statistiques et d’une quarantaine d’entretiens auprès de jeunes Alsaciens, les obstacles à un meilleur fonctionnement du marché de l’emploi transfrontalier peuvent être identifiés.

Synthèse en Français (« 4 pages »)

Synthèse en Allemand

Voir l’article d’Eurojournaliste à propos de la présentation de cette étude le 23 mars 2015 à Strasbourg.

L’étude complète (en français) est disponible auprès de : vgoulet@unistra.fr

Etude réalisée grâce au soutien de la FEFA,  de la Direccte 68, de l’OFAJ, du Conseil Général du Haut-Rhin et de la Regio du Haut-Rhin.

La colère des habitants d’un quartier populaire de Grenoble contre la « maltraitance médiatique »

le crieur publicPerplexe-cité s’est déjà fait l’écho sur du navrant reportage d’Envoyé Spécial de France 2 sur le quartier de la Villeneuve à Grenoble (Banlieues populaires et médias : Se réapproprier l’image de soi).

Après avoir poursuivi en justice France 2 (sans obtenir totalement satisfaction), le collectif des habitants de ce quartier poursuit son « travail de réparation » à travers le Crieur de la Villeneuve, un site d’informations alternatif, produit par des habitants et étudiants en journalismes de Grenoble.

Un webdocumentaire vient d’être publié sur ce site, qui donne la parole à quelques habitants de la Villeneuve, très, très en colère !

http://www.lecrieur.net/envoye-special-le-droit-de-reponse-dhabitants-de-la-villeneuve/

Médias : le peuple n’est pas condamné à TF1 !

medias-le-peuple-n-est-pas-condamne-a-tf1-GouletParution du livre

Médias : le peuple n’est pas condamné à TF1!

Vincent Goulet

Editions Textuel

Collection « Petite Encyclopédie Critique »

Janvier 2015 (144 pages)

 

Une certaine critique ne veut voir dans les médias que des entreprises aliénantes aux mains d’intérêts économiques et politiques, destinées à asservir les « masses ». À rebours de ces thèses aussi simplistes qu’unilatérales, Vincent Goulet montre que les classes populaires ne sont pas condamnées à la médiocrité médiatique et que la presse peut redevenir un instrument majeur de critique sociale et d’émancipation. Cela à condition d’inventer des médias ajustés aux attentes des milieux modestes, en s’inspirant des exemples historiques du Père Duchesne, du Cri du Peuple ou encore de radio Lorraine Cœur d’acier. Nourri par une réflexion sur le champ journalistique contemporain, ce livre tente d’ouvrir des pistes pour permettre une parole médiatique à la fois populaire et émancipatrice.

 

Sociologue, ancien maître de conférences à l’université de Lorraine, Vincent Goulet mène ses recherches sur les frontières médiatiques, sociales et culturelles ainsi que sur les différentes façons de s’en affranchir. Son livre d’enquête Médias et classes populaires. Les usages ordinaires des informations, publié en 2010, a été réédité en poche chez INA Editions en septembre 2014.

 

Articles parus dans la presse à la sortie du livre ou émissions radiophoniques :

L’Humanité Dimanche du 29 janvier 2015

Peuple émancipé du 1er février 2015

L’Humanité du 2 février 2015

Médialogues du 11 avril 2015 (Radio Suisse Romande)

Pressons-nous du 15 avril 2015 (Radio MNE – Mulhouse)

 

« Une fracture sociale et médiatique »

coloque Aqui oct 2014Vendredi 3 octobre a lieu à Bordeaux le quatrième colloque du site d’information en ligne Aqui.fr, consacré comme chaque année aux nouvelles formes de journalisme.

Vous trouverez ici le programme de cette journée sur le thème : « Numéricratie : une nouvelle démocratie ? ».

A 11 h 15, j’animerai une table ronde qui se veut « bottom up », intitulée « Le ressenti des citoyens, les pratiques et suggestions du tiers secteur et des corps intermédiaires » avec :

  • Marie-Hélène Filleau, directrice de la communication de la ville de Cenon,
  • Moussa Diop, reporter multimédia de la ville,
  • Hugues de Domingo, chargé de mission au Grand Projet de Ville.
  • Luc Paboeuf, président du CESER d’Aquitaine
  • Et, bien sûr, l’active participation du public.

Un article d’introduction à cette table ronde, « Une fracture sociale et numérique« , a été publié sur le site d’Aqui.fr.

Vincent Goulet